Le 16 janvier dernier, Serge Papin, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, s’est rendu à Beauvais, au cœur de l’outil industriel de La Brosserie Française. Une visite hautement symbolique, consacrée à un produit devenu emblématique : une brosse à dents Made in France vendue 1 €, désormais présente en grande distribution.
En venant à la rencontre des équipes et de l’outil de production, le ministre a souhaité mettre en lumière une conviction forte : le Made in France ne doit plus être un marché de niche, mais un marché de volume, accessible au plus grand nombre.
À travers cette visite, Serge Papin a clairement affiché sa feuille de route pour 2026 : faire du Made in France accessible un levier industriel majeur. Pour lui, La Brosserie Française incarne parfaitement cette dynamique, en démontrant qu’il est possible de produire en France, durablement, tout en restant compétitif face aux géants internationaux.
Le ministre a salué un produit de qualité, durable et parmi les moins chers du marché, rappelant avec fierté qu’il est intégralement fabriqué à Beauvais. Une reconnaissance forte pour cette PME industrielle, aujourd’hui détentrice d’environ 5 % du marché, que Serge Papin encourage à doubler cette part d’ici cinq ans et à renforcer son développement à l’export.
Une stratégie industrielle saluée par l’État
Reprise en 2012 par Olivier Remoissonnet, La Brosserie Française s’est progressivement imposée comme un acteur majeur de la brosse à dents Made in France, qui représente aujourd’hui 88 % de son activité et 70 % de son chiffre d’affaires. Après avoir consolidé ses ventes en ligne et dans des circuits premium, l’entreprise a franchi une étape clé en intégrant la grande distribution en 2025.
Grâce à une brosse à dents proposée à 1 €, la marque a connu une montée en puissance rapide :
- 1,2 million d’unités vendues en grande distribution,
- un passage de 400 à 2 700 points de vente en un an.
Un exemple concret de réindustrialisation réussie, que Serge Papin a souhaité valoriser lors de sa venue.
Face aux grandes marques internationales, La Brosserie Française a su s’imposer grâce à une rationalisation des coûts, sans jamais transiger sur la qualité. Qu’il s’agisse de ses marques premium ou de ses références destinées à la grande distribution, les exigences de production restent identiques.
Cette capacité à produire aujourd’hui 8 millions de brosses à dents par an, avec la possibilité de tripler les volumes sans agrandir l’outil industriel, illustre le potentiel de compétitivité des PME françaises lorsque les conditions sont réunies.
Un enjeu économique et social assumé
Au-delà du cas de La Brosserie Française, la visite de Serge Papin s’inscrit dans une vision plus large. Le ministre ambitionne de porter le Made in France à 15 à 20 % de parts de marché, contre environ 5 % aujourd’hui.
Selon lui, promouvoir le Made in France accessible, c’est aussi préserver le modèle social français. Produire en France, c’est créer de l’emploi, générer des cotisations et maintenir une chaîne de valeur sur le territoire. À l’inverse, un produit importé n’apporte aucune contribution à l’économie nationale.
Pour accompagner cette transformation, Serge Papin identifie deux leviers prioritaires :
- le développement à l’export,
- et l’accompagnement à l’investissement, pour permettre aux PME de changer d’échelle et de devenir des ETI compétitives.
Une visite qui donne le cap
En se rendant à La Brosserie Française, Serge Papin a envoyé un signal fort : le Made in France accessible n’est plus une exception, mais une priorité industrielle et politique.
La brosse à dents à 1 € n’est pas qu’un produit du quotidien. Elle devient le symbole d’un modèle économique possible, viable et reproductible, où l’industrie française retrouve toute sa place dans les rayons — et dans la vie des consommateurs.
Chez Sacrés Français, cette visite vient conforter une conviction profonde :
le Made in France de demain sera accessible, visible et ancré dans le quotidien, ou ne sera pas.
L’équipe Sacrés Français