Jeudi dernier, Sacrés Français a eu le plaisir de participer à Business est dans le Pré, un événement qui fait la part belle aux rencontres, aux échanges et à celles et ceux qui entreprennent.

Une journée comme nous les aimons : des dirigeants, des entrepreneurs, des experts et des acteurs du territoire réunis pour partager leurs expériences, confronter leurs points de vue et, surtout, créer des connexions.

Car derrière chaque entreprise, il y a des femmes et des hommes, des compétences, des histoires et des savoir-faire qui méritent d’être vus.

Pour Sacrés Français, cette journée avait donc une résonance toute particulière.

Au-delà des rencontres réalisées tout au long de l’événement, Olivier Robert, fondateur de Sacrés Français, a eu l’occasion d’animer une table ronde consacrée à une question majeure pour l’avenir de nos entreprises :

Face à l’hypercompétitivité américaine, à la puissance manufacturière chinoise et à l’ambition européenne, comment la France peut-elle trouver sa voie ?

Une question immense, pour des échanges particulièrement riches.

Une table ronde pour questionner la compétitivité de la France

Pour croiser les expériences et les regards, Olivier Robert était entouré de quatre intervenants aux parcours complémentaires :

Sabrina Barbera

spécialiste de la stratégie, de la transformation et des négociations complexes, avec une longue expérience au sein de groupes internationaux ;

Sandrine Zerbib

entrepreneure et spécialiste de la Chine, qui a notamment développé l’activité d’Adidas en Grande Chine et accompagne aujourd’hui les entreprises européennes dans leur compréhension du marché chinois ;

Christine-Anne Chevry

ingénieure et docteure en mathématiques, qui a passé plus de trente ans chez Airbus Helicopters avant de créer sa société de conseil ;

Olivier Mismisis

fondateur d’IMALIZE, entreprise industrielle basée à Roquefort-la-Bédoule, près de Marseille, spécialisée dans la fabrication de pièces techniques.

Internationalisation, souveraineté économique, intelligence artificielle, réindustrialisation, sous-traitance, financement, Chine, États-Unis, territoires…

En quelques dizaines de minutes, de nombreux sujets ont été abordés.

Mais derrière cette diversité, une conviction commune s’est progressivement imposée : Dans l’économie actuelle, personne ne gagne seul.

Entreprises françaises : s’ouvrir pour mieux préserver nos savoir-faire

Peut-on se développer à l’international tout en préservant sa souveraineté ?

C’est par cette question qu’Olivier Robert a ouvert une partie des échanges.

Pour Sabrina Barbera, l’une des premières conditions est l’ouverture d’esprit. S’implanter dans un autre pays ne consiste pas simplement à y transposer un modèle qui fonctionne en France. Il faut comprendre une culture, des habitudes, des façons de travailler et de décider différentes des nôtres. Et surtout, il faut savoir s’associer.

Sandrine Zerbib partage cette analyse à travers son expérience de la Chine : disposer d’un partenaire local permet de mieux comprendre le marché et ses consommateurs, mais aussi de gagner considérablement en capacité de réaction.

Dans une économie où l’intelligence artificielle, les technologies et les usages accélèrent les cycles de concurrence, cette rapidité devient déterminante. La question de la souveraineté française mérite donc peut-être d’être regardée autrement. La souveraineté ne signifie pas nécessairement tout produire, tout développer et tout réussir seul.

Être souverain, c’est avant tout conserver la capacité de savoir faire, de produire, de décider et de choisir avec qui nous souhaitons avancer.

Industrie française : nous savons faire, mais savons-nous aller assez vite ?

C’est l’un des constats forts de cette table ronde.

La France possède encore de formidables compétences industrielles.

  • Des ingénieurs.
  • Des chercheurs.
  • Des entrepreneurs.
  • Des PME industrielles.
  • Des technologies.
  • Des machines.
  • Et des savoir-faire parfois construits sur plusieurs générations.

Pour Christine-Anne Chevry, la capacité à transformer ces compétences en avantage compétitif repose notamment sur trois éléments : la technologie et le savoir-faire, l’écosystème et la vitesse d’exécution.

Autrement dit : ne pas rester éternellement au stade du concept. Tester. Prototyper. Fabriquer. Mettre sur le marché. Améliorer. Et oser.

La question de la fabrication est également revenue au cœur des discussions. Car innover sans savoir fabriquer finit par créer une dépendance.

La réindustrialisation française ne peut donc pas seulement consister à installer de nouvelles machines. Elle suppose aussi de préserver les compétences, les techniciens, les ingénieurs et toute la chaîne permettant de transformer une idée en produit.

Simplifier pour rendre nos entreprises plus compétitives

Mais alors, si les compétences existent, qu’est-ce qui nous ralentit ?

Les échanges ont fait apparaître un sujet très concret : la complexité des relations entre les différents acteurs de notre économie.

Olivier Mismisis a notamment évoqué les délais nécessaires pour qu’une PME ou un sous-traitant puisse être référencé auprès de certains grands donneurs d’ordres. Son constat est simple : les grands industriels ont aujourd’hui besoin de développer des produits plus rapidement, parfois en petites séries, avec davantage de personnalisation. Ils ont donc besoin d’une sous-traitance industrielle agile et réactive.

Mais cette agilité peut être freinée par les procédures, les systèmes informatiques vieillissants, les délais de référencement ou tout simplement par le manque de connexions entre ceux qui ont un besoin et ceux qui savent y répondre.

Un mot a alors émergé des discussions :

Simplifier.

  • Simplifier les procédures.
  • Faciliter le référencement des PME françaises.
  • Reconnecter les donneurs d’ordres et les sous-traitants.
  • Créer davantage de passerelles entre les entreprises.
  • Permettre à ceux qui savent fabriquer de se concentrer davantage sur leur cœur de métier.

La compétitivité française se joue évidemment dans les grandes innovations technologiques. Mais elle se joue aussi, chaque jour, dans notre capacité à faire circuler plus rapidement les projets entre les bonnes personnes.

Réindustrialisation : et si nous recréions des écosystèmes locaux ?

L’un des passages les plus intéressants de la table ronde a porté sur la puissance industrielle chinoise. Car celle-ci ne repose pas uniquement sur quelques entreprises mondialement connues.

Sandrine Zerbib a notamment insisté sur la densité des écosystèmes industriels chinois : entreprises, sous-traitants, ingénieurs, fournisseurs, écoles et formations sont capables d’interagir dans des environnements géographiques très concentrés.

Une organisation qui facilite considérablement la circulation des compétences, les collaborations et la rapidité d’exécution. Et si nous pouvions nous inspirer de cette logique à l’échelle de nos territoires ?

Créer davantage de liens entre nos écoles et nos entreprises.

  • Entre les PME et les grands groupes.
  • Entre ceux qui conçoivent et ceux qui fabriquent.
  • Entre les investisseurs et les entrepreneurs.
  • Entre les collectivités et les industriels.

Et même entre des entreprises voisines qui possèdent des compétences complémentaires… mais qui ne se connaissent pas encore.

Pour Sacrés Français, cette réflexion fait particulièrement sens. Nous parcourons la France avec une conviction : nos territoires regorgent de savoir-faire exceptionnels. Le défi n’est pas uniquement de les préserver.

Il faut également les identifier, les rendre visibles, les connecter et leur permettre de rencontrer de nouvelles opportunités.

Un savoir-faire français ne devrait jamais rester enfermé dans une case

Un exemple évoqué par Sandrine Zerbib pendant la table ronde illustre parfaitement cette idée : Xiaomi.

L’entreprise, historiquement connue pour ses smartphones et ses produits électroniques, s’est lancée dans l’automobile électrique.

Pourquoi cet exemple doit-il nous interpeller ?

Parce que nous avons parfois tendance à définir une entreprise française uniquement par son secteur d’activité.

  • Une entreprise automobile serait « automobile ».
  • Une entreprise aéronautique serait « aéronautique ».
  • Un sous-traitant travaillerait pour les mêmes donneurs d’ordres pendant des années.

Pourtant, derrière un produit se trouvent des compétences.

  • Mécatronique.
  • Usinage.
  • Électronique.
  • Plasturgie.
  • Ingénierie.
  • Assemblage.
  • Design.
  • Numérique.
  • Logistique.

Et ces compétences peuvent souvent servir bien au-delà du secteur dans lequel elles sont nées.

Un savoir-faire n’est pas une case. C’est une richesse à faire circuler.

C’est peut-être aussi là que se trouve une partie de notre capacité à réindustrialiser la France : aider nos entreprises à regarder non seulement ce qu’elles produisent aujourd’hui, mais surtout tout ce qu’elles savent faire.

Financement : l’argent est nécessaire, mais il ne résout pas tout

Le financement des entreprises et de l’industrie française a naturellement été abordé. Les entrepreneurs ont besoin de capitaux pour investir, recruter, fabriquer et accélérer.Mais les échanges ont également permis de rappeler qu’une levée de fonds ne suffit pas à construire une entreprise performante.

Une entreprise a besoin d’un écosystème.

Elle a besoin de personnes capables de financer, mais aussi de fabriquer, de vendre, de recruter, d’internationaliser ou encore de structurer. Le capital est un moyen. Le savoir-faire et les bonnes connexions permettent de le transformer en résultats.

C’est une nouvelle fois la même idée qui revient : personne ne gagne seul.

Business est dans le Pré : les rencontres font aussi avancer les entreprises

Finalement, c’est peut-être ce que nous retiendrons avant tout de cette journée.

Nous pouvons parler de souveraineté, d’intelligence artificielle, de Chine, des États-Unis, de financement ou encore de réindustrialisation. Mais derrière tous ces grands sujets, il y a toujours des femmes et des hommes qui doivent réussir à se rencontrer et à travailler ensemble.

C’est aussi toute la valeur d’un événement comme Business est dans le Pré.

Créer une rencontre aujourd’hui peut faire naître un partenariat demain. Une discussion peut permettre à une PME de découvrir un nouveau marché. Un industriel peut rencontrer un sous-traitant capable de résoudre un problème qu’il pensait insoluble. Un entrepreneur peut découvrir que son savoir-faire intéresse un secteur auquel il n’avait jamais pensé.

Et c’est exactement ce que nous souhaitons défendre chez Sacrés Français.

Rendre visibles celles et ceux qui savent faire.

Car la France ne manque ni de talents, ni d’idées, ni de compétences. Elle doit maintenant parvenir à mieux connecter ses forces, simplifier, accélérer et oser davantage. Olivier Robert a d’ailleurs conclu la table ronde par une phrase qui résume bien cet état d’esprit :

« Osez autrement, vous risquez de réussir ! »

Et vous, quel savoir-faire mérite d’être davantage visible ?

À l’issue de Business est dans le Pré 2026, une question reste ouverte.

Dans votre entreprise, qu’est-ce qui vous empêche aujourd’hui d’aller plus vite ?

Le financement ? La complexité ? Le manque de visibilité ? La difficulté à trouver les bons partenaires ? Le référencement auprès de grands groupes ?

Et surtout : quel savoir-faire possédez-vous déjà qui pourrait trouver de nouveaux débouchés ailleurs ?

Chez Sacrés Français, nous sommes convaincus que derrière chaque entreprise française se cache une histoire et un savoir-faire qui méritent d’être racontés.


L’équipe Sacrés Français

Pour toute information complémentaire, contactez Olivier Robert :
o.robert@sacres-francais.com – 06 58 49 78 47